DOSSIER COLLOQUE INTERNATIONAL Décembre 2013

Album photos COLLOQUE INTERNATIONAL 12/2013

Souvenirs de la révolution et mémoire de l’émigration algérienne

Écrit par Ahmed ROUADJIA.

    Le présent article traite du rapport de la mémoire à l’histoire et de la manière avec laquelle la première empiète sur les prérogatives de la seconde. Dit autrement, la mémoire en tant que souvenirs et récits “héroïque” tend de plus en plus, en l’occurrence en Algérie, à s’imposer en lieu et place de l’histoire en tant que discipline fondée sur l’esprit d’examen, l’analyse critique et l’impartialité. En Algérie, la mémoire se fait au contraire apologie ; La Révolution ou le Premier Novembre 1954, qui marque le déclenchement de la guerre d’indépendance, y sont sans cesse célébrés et magnifiés aussi bien par le pouvoir politique que par certains historiens en quête plus de reconnaissance et de visibilité que par la recherche désintéressée de la vérité telle que fondent les archives, l’esprit critique et l’impartialité. Passionnée et passionnelle, cette mémoire qui fonctionne sur le mode affectif tourne complètement le dos à l’histoire critique et donc à l’objectivation des faits réels. La célébration du nationalisme, de ses hauts faits d’arme, et symétriquement, la stigmatisation de ses ennemis réels ou fictifs, constituent les aliments essentiels de cette mémoire qui tend à se substituer à l’histoire fondée en principe sur l’esprit d’examen critique, mais aussi sur le recul et la distanciation. Tels sont, en substance, les éléments constitutifs de la teneur du présent article qui se veut une mise en garde contre les excès de la mémoire.  Télécharger le fichier en pdf

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